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Irak : près de 100 naissances en quelques semaines au Sinjar French Medical Center

  • 5 mars
  • 2 min de lecture
Photo du SINJAR French Medical Center, Irak. La chaîne de l'espoir
Photo du SINJAR French Medical Center, Irak. La chaîne de l'espoir

Par Audrey Rodrigues


Ouvert en février 2026, le Sinjar French Center enregistre déjà 98 naissances dans le nord de l’Irak. Un chiffre significatif qui témoigne de l’ampleur des besoins en santé maternelle dans une région encore marquée par des années de violences et de destruction des infrastructures médicales.


Soutenu par l’ONG française La chaîne de l'Espoir, l’établissement a comptabilisé 62 accouchements à Sinjar, 21 à Sinuni et 15 à Baaj au cours de ses premières semaines d’activité. Six césariennes ont été pratiquées. Dans le même temps, plus de 1 060 consultations ont été assurées par le service de gynécologie-obstétrique.


Pour un établissement récemment mis en service, ces données traduisent une forte demande locale et un déficit de prise en charge accumulé au fil des années.


Un territoire en reconstruction sanitaire

Le district de Sinjar, à majorité yézidie, a été l’un des épicentres des exactions commises en août 2014 par Daesh. Les violences avaient entraîné des milliers de morts, des enlèvements massifs et la destruction d’infrastructures essentielles, dont les hôpitaux et centres de santé.


Plus de dix ans après, si une partie de la population est revenue, les services publics restent fragiles. Jusqu’à récemment, de nombreuses femmes enceintes devaient parcourir de longues distances pour accoucher dans des structures adaptées, au risque de complications évitables.


L’ouverture d’un centre spécialisé en santé maternelle et infantile constitue ainsi une étape importante dans la reconstitution d’un réseau de soins de proximité.


Un symbole pour la communauté

Parmi les premiers nouveau-nés figure une petite fille prénommée Nadia, en hommage à Nadia Murad, survivante yézidie du génocide perpété en 2014 contre sa communauté et lauréate du prix Nobel de la paix en 2018 pour son combat contre les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. Pour de nombreuses familles, ce choix de prénom incarne la résilience d’un peuple qui tente de se reconstruire.


Au-delà des statistiques, ces premières naissances dans un établissement moderne symbolisent un retour progressif à des services essentiels. Elles traduisent aussi un enjeu plus large : rétablir un accès durable aux soins dans une région où le système de santé a été profondément désorganisé.


Dans ce territoire meurtri, chaque naissance apparaît aujourd’hui comme un signe tangible de reconstruction.



Photos : La Chaîne de l'Espoir


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