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Nouveau service national : lancement de la campagne de recrutement

  • Sentry Média
  • 12 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 heures

Le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, lors de la conférence de presse à l'occasion du lancement de la campagne de recrutement du nouveau service national, le 12 janvier 2026 à Paris. (Audrey Rodrigues / Sentry Média)
Le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, lors de la conférence de presse à l'occasion du lancement de la campagne de recrutement du nouveau service national, le 12 janvier 2026 à Paris. (Audrey Rodrigues / Sentry Média)

Par Audrey Rodrigues


Le 12 janvier 2026, au ministère des armées, s'est tenue la conférence de presse consacrée au nouveau service national, dont la campagne de recrutement a été officiellement ouverte par la ministre des Armées et des anciens combattants, Catherine Vautrin. Ce dispositif, annoncé par le président de la République Emmanel Macron le 27 novembre dernier à Vars, prendra la forme d'un service volontaire à vocation militaire, d'une durée de dix mois, dont la première promotion débutera à l'automne 2026.

Le recrutement est ouvert dès à présent. 3 000 jeunes femmes et hommes, agés de 18 à 25 ans, seront retenus pour cette première année, au calendrier exceptionnelement décalé. Les volontaires commenceront leur service entre septembre et novembre 2026, sur l'ensemble du territoire national, en métropole comme en outre-mer.


Les candidatures peuvent être déposéees via les sites internet de recrutement des armées, dans les centres d'information et de recrutement des forces armées (CIRFA), présents dans chaque département, ou par un numéro téléphonique dédié. La séléction se déroulera jusqu'au mois d'avril 2026, pour une réponse communiquée au plus tard le 1er juillet 2026. Aucun dipôlme n'est exigé. La ministre a rappelé que les critères retenus sont "la motivation, l'aptitude médicale et l'adéquation entre le profil du candidat et le besoin des armées".


Les jeunes retenus bénéficieront du statut d'appelé du service national. Un premier mois de formation militaire initiale précédera leur engagement dans des missions identifiées. Ils seront logés, nourris, et percevront une solde mensuelle d'environ 800 euros. Le dispositif est compatible avec les parcours scolaires et universitaires : les jeunes engagés dans Parcoursup pourront bénéficier d'une année de césure et déposer un nouveau projet d'orientation à l'issue de leur service.


Des missions utiles au coeur des forces

Le chef d'état-major des armées, le général d'armée aérienne Fabien Mandon, a souligné que les volontaires exerceront un rôle pleinement opérationnel. Ils se verront confier des "missions identifiées" et seront "pleinement intégrés dans les unités", constituant ainsi des acteurs à part entière des forces armées.


A l'issue des dix mois, un lien sera maintenu avec les armées pendant cinq ans, sous la forme d'une réserve de disponibilité, sans obligation d'ngagement supplémentaire. Ce cadre permettra à ceux qui le souhaitent de prolonger leur engagement, notamment au sein de la réserve opérationnelle.


L'armée de Terre, principal contributeur

L'armée de Terre accueillera 1800 volontaires, répartis dans plus de 60 garnisons en métropole et outre-mer. Son chef d'état-major, le général d'armée Pierre Schill, a indiqué que les jeunes serviront "sans distinction par rapport à un soldat d'active" et exerceront leus fonctions au sein d'unités opérationnelles, d'états-majors ou de centres d'entraînement.


Les missions proposées recouvrent de nombreux métiers : télépilotage de drones, génie, infanterie, cavalerie blindée, maintenance, cyberdéfence ou encadrement d'activités d'entraînement. Les affectations seront déterminées en fonction des besoins et des profils.


La Marine nationale : surveillance et soutien maritime

La Marine nationale integrera 600 volontaires dès l'été 2026, dans les domaines maritime, technique et de la protection des sites sensibles. L'amiral Nicolas Vaujour a précisé qu'environ 20% des postes seront embarqués, pour des missions de survaillance et de soutien dans les approches maritimes françaises.


Les volontaires pourront également servir dans les sémaphores, participer à la surveillance des espaces maritimes ou appuyer la gendarmerie maritime. Des compétences techniques seront recherchées, notamment en mécanique, éléctricité, cyberdéfense et intelligence artificielle.


L'Armée de l'Air et de l'Espace : bases aériennes et cyber

L'Armée de l'Air et de l'Espace accueillera les appelés sur ses bases aériennes, en métropole comme en outre-mer. Le générald'armée aérienne Jérôme Bellanger a indiqué que les volontaires suivront un premier temps de formation dédié à la vie militaire avant d'être employés dans des missions de protection-défense, de contrôle aérôien, de soutien aux équipages, de simulation opérationnelle ou de cyberdéfense.


Un dispositif fondé sur le volontariat

Le nouveau service national marque une rupture avec l'ancien, suspendu en 1996. Il s'inscrit dans une évolution du modèle des armées, associant militaires d'active, réservistes et jeunesse volontaire, avec l'objectif de renforcer durablement le lien entre la nation et ses forces armées.





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