top of page

Avec le système VARDA et le radar Giraffe 1X, la DGA modernise les capacités de surveillance aérienne de l’armée de Terre

  • 18 mai
  • 3 min de lecture
Crédit photo : SAAB
Crédit photo : SAAB

Par Audrey Rodrigues


La Direction générale de l’armement (DGA) poursuit la modernisation des capacités de défense sol-air de l’armée de Terre. Le 14 avril 2026, l’agence d’armement française a officiellement commandé huit nouveaux systèmes VARDA (véhicule avancé de détection aérienne) auprès des industriels suédois Saab et Scania. Cette commande complète un premier lot de huit unités signé fin décembre 2025, portant à seize le nombre total de véhicules attendus d’ici 2027.


Ces systèmes doivent progressivement remplacer une partie des véhicules radars NC1 30 et NC1 40 actuellement en service dans les unités de défense sol-air basse couche de l’armée de Terre. Entrés en service au milieu des années 1990, ces équipements sont aujourd’hui jugés insuffisants face à l’évolution rapide des menaces aériennes, notamment les drones de petite taille et les attaques saturantes.


Le programme VARDA repose sur l’intégration du radar Giraffe 1X de Saab sur un véhicule tactique développé par Scania. Fonctionnant en bande X et doté d’une antenne active, ce radar compact est capable de détecter des menaces aériennes sur 360 degrés, du micro-drone jusqu’à l’aéronef de combat, à plusieurs kilomètres de distance.


Selon la DGA, le système dispose également d’un mode C-RAM (Counter Rocket, Artillery and Mortar), lui permettant de détecter et suivre des tirs de roquettes ou d’obus depuis leur point de lancement jusqu’à leur impact. Des capacités devenues particulièrement recherchées depuis les retours d’expérience des conflits récents, en particulier en Ukraine.


Une réponse rapide à un besoin opérationnel urgent

L’acquisition a été menée dans le cadre de la Force d’acquisition réactive (FAR), un dispositif créé en 2023 afin d’accélérer les programmes considérés comme urgents pour les armées françaises.


Face à l’absence d’une solution française immédiatement disponible, la DGA a fait le choix d’un achat dit « sur étagère », reposant sur des matériels déjà éprouvés et nécessitant peu de modifications. Une décision qui illustre l’évolution des priorités du ministère des Armées, désormais davantage tourné vers la rapidité de mise en service que vers des cycles de développement longs.


Les huit premiers systèmes doivent être livrés courant 2026, tandis que les huit suivants sont attendus au premier semestre 2027.


Cette capacité intermédiaire doit permettre de renforcer rapidement la bulle antiaérienne de protection des forces terrestres déployées, dans l’attente de l’arrivée des futures versions défense sol-air et lutte anti-drones du véhicule blindé Serval.


Des véhicules produits et intégrés en France

Si le radar est conçu par Saab en Suède, la plateforme tactique développée par Scania sera produite à Angers, dans le Maine-et-Loire. L’intégration du radar sur le châssis doit également être réalisée en France.


Le véhicule a été adapté aux besoins spécifiques de l’armée de Terre. La plateforme arrière accueillera à la fois le radar et un module énergétique assurant son autonomie électrique. La cabine sera aménagée pour embarquer cinq militaires : un conducteur, un chef de bord et trois opérateurs.


La coopération franco-suédoise autour du programme a été menée en coordination avec les autorités de défense suédoises afin de garantir l’interopérabilité des équipements avec les systèmes déjà en service dans les forces françaises.


Une technologie déjà utilisée lors des Jeux olympiques de Paris 2024

Le radar Giraffe 1X est déjà connu des armées françaises. Deux exemplaires avaient été déployés à Paris et à Marseille pendant les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 par l’armée de l’Air et de l’Espace afin de renforcer les capacités de détection anti-drones autour des sites sensibles.


Leur utilisation durant l’événement avait notamment permis de tester en conditions réelles la capacité du système à identifier des menaces de petite taille dans un environnement urbain dense.


Avec cette nouvelle commande, l’armée de Terre se dote désormais d’une solution mobile destinée à accompagner les forces au plus près du terrain, dans un contexte marqué par la multiplication des menaces aériennes de courte portée.

Commentaires


AB631CFE-0384-4ACF-BEE0-D2082C217146.PNG

Bonjour et merci pour votre visite !

Pour recevoir
toute notre actu

Merci pour votre envoi

  • Facebook
  • Instagram
bottom of page