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Le djihadiste français Sabri Essid jugé à Paris pour génocide contre les Yézidis

  • 16 mars
  • 2 min de lecture
Kinyat. Fédération Internationale pour les Droits Humains
Kinyat. Fédération Internationale pour les Droits Humains

Par Audrey Rodrigues


Le procès du djihadiste français, Sabri Essid, s’ouvre ce lundi 16 mars 2026 devant la cour d’assises de Paris. Cet ancien combattant djihadiste français est poursuivi pour génocide et crimes contre l’humanité pour des faits commis en Syrie contre des femmes et des enfants de la minorité yézidie.


Un procès majeur pour la justice française

La cour d’assises de Paris examine à partir de ce lundi le dossier visant Sabri Essid, un ressortissant français accusé d’avoir participé aux violences commises contre des civils yézidis entre 2014 et 2016 en Syrie.


Les poursuites portent notamment sur des faits de séquestration, d’esclavage, de torture, de viol et de persécutions. Ces actes sont examinés sous les qualifications de génocide et de crimes contre l’humanité.


Cette affaire marque une étape importante pour la justice française, c’est la première fois qu’un ressortissant français est jugé pour génocide en lien avec les exactions attribuées à Daesh contre la communauté yézidie.


Des survivantes appelées à témoigner

Plusieurs survivantes yézidies et leurs enfants participent à la procédure en tant que parties civiles. Leur témoignage doit permettre de documenter les violences subies durant leur captivité.

Des organisations de défense des droits humains se sont également associées à la procédure, notamment la Fédération Internationale des droits humains, aux côtés des associations Free Yezidi Foundation et Yazda. Ces organisations souhaitent que ce procès contribue à faire reconnaître les crimes commis contre la population yézidie et à lutter contre l’impunité.


Les crimes contre les Yézidis

Les faits examinés trouvent leur origine dans l’offensive lancée en août 2014 par Daesh dans la région du mont Sinjar, territoire historique de la communauté yézidie dans le nord de l’Irak.


Des dizaines de milliers de civils ont alors fui vers les montagnes pour échapper aux combats. Beaucoup sont morts pendant le siège, faute d’eau et de nourriture. Dans le même temps, des milliers de femmes et d’enfants ont été capturés puis réduits en esclavage.


Ces violences sont aujourd’hui largement reconnues comme constituant le génocide des yézidis de 2014.


Une instruction menée sur plusieurs années

L’affaire s’inscrit dans une enquête ouverte en France afin d’identifier les combattants étrangers impliqués dans les crimes commis contre les Yézidis en Irak et en Syrie.


Des témoignages de survivantes et le travail de documentation mené par plusieurs organisations ont permis d’identifier plusieurs victimes présumées de Sabri Essid. Après plusieurs années d’investigations, les juges d’instruction ont ordonné son renvoi devant la cour d’assises en 2024.


Un accusé jugé en son absence

Selon différentes sources, Sabri Essid serait mort en Syrie. Toutefois, aucune confirmation officielle n’ayant été apportée, la justice française a décidé de poursuivre la procédure.


Le procès se déroule donc par défaut, conformément au droit français. Les audiences doivent se tenir jusqu’au 20 mars.


Pour les associations engagées aux côtés des victimes, cette procédure représente une étape importante pour faire reconnaître les crimes commis contre la communauté yézidie et rappeler la nécessité de poursuivre leurs auteurs.


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